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La révolution internet

Internet poursuit sa révolution de la politique et particulièrement de la communication des responsables politiques.

En effet, un récent sondage de l’FOP à l’occasion des élections européennes montre qu’Internet est le média considéré comme le plus utile par les électeurs pour faire leur choix. Devant la télé et la presse écrite !

En dehors de cette information cruciale, l’étude montre que la pratique d’Internet par les électeurs reste très classique et peu active. Les électeurs utilisent en effet Internet surtout pour suivre l’actualité.
Vient ensuite la recherche d’informations sur les candidats ou les  programmes. L ‘IFOP nous indique également que “16% ont visité régulièrement des sites de candidats (25% lors de la présidentielle 2007, 21% aux municipales 2008)”.

Quant aux sites et blogs des responsables politiques, “12% ont visité un blog politique (18% à la présidentielle, 16% aux municipales)”.

Pour l’interactivité et le fameux web 2.0, il faudra encore attendre un peu.
En effet, seuls 6% des internautes affirment ainsi avoir participé à des débats en ligne, les plus actifs se recrutant parmi les moins de 25 ans (10% de participants réguliers). Les responsables politiques devraient toutefois faire attention à leurs futurs électeurs, cette génération numérique qui a l’habitude de l’interactivité et des échanges électroniques.

La preuve est faite, s’il en était besoin, qu’Internet est devenu aussi incontournable en politique que la télévision et la radio.
Par contre il ne faut pas trop surestimer les possibilités de l’interactivité qui ne concerne pour le moment qu’une minorité d’internautes - électeurs et ne touche que les militants les plus motivés et technophiles.

Lire la présentation de l’enquête IFOP.

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Réactif

Pendant une soirée d’élection, le web a deux avantages : l’un est sa réactivité. Il n’est aps besoin d’attendre le lendemain matin pour publier quelque chose.
L’autre est que les partis politiques disposent des mêmes moyens que la presse pour publier leurs commentaires et analyses mais surtout ils en maitrise le contenu.

Pourtant, en cette soirée d’élection européenne, les partis n’ont pas été très réactifs. Aucune des pages d’accueil des principaux partis n’était actualisée. Sans aprler du site d’europe écologie qui était carrément en rade la majorité de la soirée.

C’est dommage pour des partis qui disposent d’équipes et de partisans mobilisés de ne pas prolonger la soirée politique sur leur site pour leurs partisans qui ne peuvent ou veulent pas se déplacer à leurs sièges.

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La multiplication des parodies sur le net

La politique est cruelle et la prédominance des médias dans la vie politique met en exergue beaucoup plus qu’avant les erreurs et les bêtises de chacun.

Mais avec Internet c’est encore pire qu’avant.

Notamment parce qu’il est possible pour n’importe quel internaute ou pour des sympathisants de l’opposition de reprendre, d’amplifier et d’exploiter les erreurs ou les phrases qui font polémiques.

C’est notamment ce qui arrive à Ségolène Royal depuis qu’elle s’est excusée en Afrique au nom de la France. Un site a été créé jedemandepardon.com
Grâce à ce site il est désormais possible de faire comme Ségolène Royal…

Il est arrivé la même chose avec Jacques Séguela et sa fameuse phrase sur les Rolex et la cinquantaine.
Un site parodique a été créé : ratersavie.com.

La gauche ne détient pas le monopole des petites phrases et Christine Boutin ” dispose ” aussi de son propre site parodique : http://cestpasdrole.com/

Ce qu’il faut retenir, c’est qu’il est très facile de détourner la parole des politiques sur internet et de la faire de manière ludique, professionnelle et visible.
Une leçon à retenir pour les élections, comme nouveau moyen de faire campagne et d’interesser les électeurs.

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La transparence, nouveau combat politique ?

En regardant l’actualité récente j’ai été amené à créer une nouvelle rubrique : “Transparence”.
En effet, on ne peut qu’être frappé par l’inflation d’informations touchants les hommes politiques sur ce thème.

Il y a tout d’abord le scandale des notes de frais des députés anglais qui mobilise l’opinion public et les journaux et oblige le Premier Ministre à faire le ménage dans ses rangs et tous les députés à plus de transparence et de déontologie.

Les élections européennes sont également l’occasion pour les médias, mais surtout les médias numériques, de faire le point sur l’activit réelle des euro députés.

Il y a eu l’affaire du site parlorama.eu qui a été censuré suite à de nombreuses pressions (voir mon article), il y a désormais votewatch.eu.

Ce site analyse le comportement des députés européens en intégrant plusieurs critères comme les différents votes, le taux de participation aux séances plénières, la loyauté aux groupes politiques européens et nationaux… Le nombre de rapports, questions, opinions, est aussi pris en compte. Le site est actualisé en quasi temps réel, les recherches sont multiples (par vote, par député…). Bref les opposants à la transparence sur le travail du parlement européen ont du soucis à se faire.
Seul reproche à faire, le site est exclusivement en anglais.
Nul doute que seul Internet permet de publier ce type de site à un cout abordable.
Pour le moment, ces initiatives restent confidentielles et ne serviront probablement pas beaucoup aux citoyens européens pour choisir leur euro député. Toutefois, ces derniers devraient d’ors et déjà prendre en compte que leurs activités sont désormais beaucoup plus facilement accessibles.

La France n’est pas épargnée par ce phénomène.
On peut notamment citer le satirique mais efficace deputesgodillots.info
C’est un site partisan qui cherche plutôt du côté des députés de la majorité mais qui dérange aussi à gauche, preuve que la mauvaise foi et certaines pratiques parlementaires sont partagées par beaucoup.
C’est ainsi que la député du Parti Radical de Gauche Sylvia Pine a fait parvenir aux administrateurs du site une mise en demeure de retirer les pages la concernant notamment sous le prétexte de préserver sa vie privée. Je vous laisse juge de lire la page la concernant ainsi que les très nombreux commentaires qu’elle a suscité.
Ce qui est intéressant c’est la réaction de cette députée.
Tout d’abord elle semble découvrir les possibilités offertes par internet pour chaque personne de faire un site facilement ; ensuite elle ignore certainement que nombre d’informations sont sur les sites officiels tels que celui de l’Assemblée Nationale et qu’il est encore plus facile de les relayer et de les amplifier.
Enfin, il est fort probable que si elle n’avait pas protesté, qui plus est par voie judiciaire, elle serait restée une député anonyme. Son action a, au contraire, suscité de nombreux commentaires et même des articles de presse comme celui de numerama par exemple.
Ces nombreuses réations ont ainsi contribuées à faire monter députégodillots dans les référencement.
Ainsi, quand on tape “Sylvia Pinel” sur Google, ce dernier est en troisième position, juste en dessous du site officiel de la députée où il n’y a pas un mot sur la polémique, comme si elle n’existait pas.
Force est de constaté que Sylvia Pinel a été mal conseillée dans sa stratégie qui démontre une grande méconnaissance d’Internet.
Il est vrai que c’est difficile pour les députés “de base” de réagir à des situations que nombre d’entre eux ne comprennent pas forcément.
Pour beaucoup c’était mieux avant l’ère du net où un coup de fil au directeur de la rédaction incriminée pouvait arranger bien des choses…

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De la facilité de faire des reportages sur internet

Le plus dur avec Internet c’est que les moyens nécessaires pour faire de la télévision et du reportage sont maintenant pas très élevé.
En dehors des nécessaires compétences journalistiques, il est facile d’interviewer son député et de mettre la vidéo en ligne sans avoir d’infrastructure complexe à monter.

Alors, quand les journalistes de bakchich.tv interrogent les députés sur les termes techniques de la loi Hadopi, on voit vite les limites des députés sur la question.

Peut être est-ce parce que Internet favorise la transparence et rend ce type de reportages possibles et facilement accessibles aux citoyens que les responsables politiques cherchent à museler le web…
Cette vidéo a été vue environ 100 00 fois et les commentaires qui l’accompagnent ne sont très favorables à la classe politique.
Ce type de reportage est un contre pouvoir efficace aux médias traditionnels et souvent officiels. Mais aussi aux blogs et autres sites des responsables politiques qui sont tous bien maitrisés par leurs responsables de la communication. Ce que les hommes politiques oublient vite c’est que s’il est facile pour eux de créer un site et de diffuser des informations, c’est aussi faciles pour les citoyens.

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Transparence made in uk

Lors d’un précédent article sur les élections européennes, j’écrivais “Internet va notamment faciliter cette envie de transparence exprimée par les citoyens.

Pour certains pays la transparence fait parti de la culture ; d’autres seront poussés par les attentes des citoyens et les possibilités offertes par Internet. Pour la Grande-Bretagne, le choix est fait puisque “La Chambre des communes publie chaque année la répartition par député des dépenses de Westminster. En juillet, elle franchira une nouvelle étape en livrant le détail de leurs notes de frais depuis cinq ans.” (source : article du Monde du 4 mai 2009).

Le fermeture de parlorama.eu n’est qu’un épiphénomène qui a le mérite de montrer aux responsables politiques qu’il va être de plus en plus difficile de vivre caché.

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